Essai Multistrada V4 Rally
Publié : 27 mars 2023 11:52
La Ducati Multistrada V4 Rally, une voyageuse qui peut aussi vous faire frémir

Actumoto a effectué un essai de la Multistrada V4 Rally. Sur un peu plus de 200 km, il a permis de voir ce que le plus gros réservoir d’essence, les suspensions plus hautes et la place à bord plus importante pour le passager changeaient au comportement dynamique de cette moto fort appréciée. Malgré le poids supplémentaire par rapport à la V4 et à la V4S, cette nouvelle Multistrada V4 est tout aussi sportive et intuitive que ses soeurs moins opulentes. Et l’autonomie plus grande corrige ce qui peut être perçu comme un défaut des autres versions.
En parlant d'autonomie et de longs trajets, moi qui prépare un road-trip dans le Sud, j'ai finalement décidé de laisser la moto au garage pour ce coup-là. J'ai réservé un location utilitaire marseille pour descendre avec les bagages et un ami qui ne roule pas. Ça reste moins fun qu'une Multistrada, mais côté praticité il n'y a pas photo.
En comparaison avec la Multistrada V4S, il semble que le Granturismo à l’œuvre dans la Rally exprime un peu plus de couple à bas régime, et est encore plus harmonieux. En tout cas, il accélère fort, et sur une simple route, il ne semble pas avoir de limite. Sans qu’on s’en aperçoive, on se retrouve sans effort en quelques secondes dans des vitesses à trois chiffres.

Et voici le moment tant attendu. La route se fait chemin carrossable, et l’on sélectionne le mode Enduro. L’anti-wheelie est désactivé, et les patinages du train arrière, tout comme les glissades, vont être permis, dans une certaine mesure. C’est aussi et surtout l’occasion de tester le comportement des suspensions sur un terrain variable, glissant par endroits et accidenté. Les testeurs ne se sont pas adonnés à de l’enduro « dur », ce n’est pas la cible visée avec cette nouvelle Multistrada V4 Rally. Il s’agit plus d’une balade sur une voie carrossable non asphaltée, avec ça et là des pierres, du gravier, de la terre et des amorces de petites racines. Rien de terrifiant.

La V4 Rally est facile à diriger, on n’a pas l’impression qu’elle va vous tomber dessus dans les passages lents et la position debout est parfaite. Le gros réservoir de 30 litres se fait à peine sentir. Il faut dire que ses poches d’essence ont été réparties partout où c’était possible en dessous de la ligne de flottaison. Pardon, de la ligne de niveau de la selle.
Les pneus et les suspensions vous donnent un feedback clair sur ce qui se passe sous les roues. Il arrive que la roue avant dérape, mais à vitesse raisonnable cela n’est en général pas dangereux et facile à contrôler. Reste que ce n’est pas une roue ni un pneu d’enduro. Si le terrain est boueux, sableux ou juste bien glissant, ne vous attendez pas à des miracles en appui. C’est le prix à payer pour avoir une bonne adhérence aussi sur la route. Les pneus STR de Pirelli offrent un très bon compromis entre road et offroad, mais ils ne sont bien sûr pas parfaits dans chacun de ces environnements. On souligne le fait que les roues à rayons mises d’office sur la Rally sont en fait plus légères de 3,2 kilos, au total, que les deux roues à rayons disponibles comme accessoires sur la Multistrada V4/V4S. C’est une jolie prouesse et cela aide à mieux contrôler la machine dans le terrain comme sur asphalte.
La conso relevée lors de ce test – mené il est vrai tambour battant – était de 7 litres aux 100 km, selon l’ordinateur de bord. Officiellement et selon les cycles de mesures homologués, c’est 6,6 l/100 km. Malgré les progrès réalisés dans ce domaine, le V4 Granturismo reste assoiffé d’essence. Cela dit, le grand réservoir d’essence permet d’envisager de rouler sur plus de 400 km sans devoir refaire le plein.

Les testeurs peuvent certifier que leur passagère avait bien assez de place, avait de quoi se tenir de manière confortable, pouvait profiter elle aussi de la vue vers l’avant et que les valises ne la gênaient pas (elles sont placées plus en arrière que sur les autres Multistrada V4). La selle passager de la Rally est plus longue que celle de la V4 et de la V4S.
Côté pilote, c’est presque comme il n’y avait personne derrière. On peut prendre exactement les mêmes angles, aux mêmes vitesses.
Pour en savoir plus : source

Actumoto a effectué un essai de la Multistrada V4 Rally. Sur un peu plus de 200 km, il a permis de voir ce que le plus gros réservoir d’essence, les suspensions plus hautes et la place à bord plus importante pour le passager changeaient au comportement dynamique de cette moto fort appréciée. Malgré le poids supplémentaire par rapport à la V4 et à la V4S, cette nouvelle Multistrada V4 est tout aussi sportive et intuitive que ses soeurs moins opulentes. Et l’autonomie plus grande corrige ce qui peut être perçu comme un défaut des autres versions.
En parlant d'autonomie et de longs trajets, moi qui prépare un road-trip dans le Sud, j'ai finalement décidé de laisser la moto au garage pour ce coup-là. J'ai réservé un location utilitaire marseille pour descendre avec les bagages et un ami qui ne roule pas. Ça reste moins fun qu'une Multistrada, mais côté praticité il n'y a pas photo.
En comparaison avec la Multistrada V4S, il semble que le Granturismo à l’œuvre dans la Rally exprime un peu plus de couple à bas régime, et est encore plus harmonieux. En tout cas, il accélère fort, et sur une simple route, il ne semble pas avoir de limite. Sans qu’on s’en aperçoive, on se retrouve sans effort en quelques secondes dans des vitesses à trois chiffres.

Et voici le moment tant attendu. La route se fait chemin carrossable, et l’on sélectionne le mode Enduro. L’anti-wheelie est désactivé, et les patinages du train arrière, tout comme les glissades, vont être permis, dans une certaine mesure. C’est aussi et surtout l’occasion de tester le comportement des suspensions sur un terrain variable, glissant par endroits et accidenté. Les testeurs ne se sont pas adonnés à de l’enduro « dur », ce n’est pas la cible visée avec cette nouvelle Multistrada V4 Rally. Il s’agit plus d’une balade sur une voie carrossable non asphaltée, avec ça et là des pierres, du gravier, de la terre et des amorces de petites racines. Rien de terrifiant.

La V4 Rally est facile à diriger, on n’a pas l’impression qu’elle va vous tomber dessus dans les passages lents et la position debout est parfaite. Le gros réservoir de 30 litres se fait à peine sentir. Il faut dire que ses poches d’essence ont été réparties partout où c’était possible en dessous de la ligne de flottaison. Pardon, de la ligne de niveau de la selle.
Les pneus et les suspensions vous donnent un feedback clair sur ce qui se passe sous les roues. Il arrive que la roue avant dérape, mais à vitesse raisonnable cela n’est en général pas dangereux et facile à contrôler. Reste que ce n’est pas une roue ni un pneu d’enduro. Si le terrain est boueux, sableux ou juste bien glissant, ne vous attendez pas à des miracles en appui. C’est le prix à payer pour avoir une bonne adhérence aussi sur la route. Les pneus STR de Pirelli offrent un très bon compromis entre road et offroad, mais ils ne sont bien sûr pas parfaits dans chacun de ces environnements. On souligne le fait que les roues à rayons mises d’office sur la Rally sont en fait plus légères de 3,2 kilos, au total, que les deux roues à rayons disponibles comme accessoires sur la Multistrada V4/V4S. C’est une jolie prouesse et cela aide à mieux contrôler la machine dans le terrain comme sur asphalte.
La conso relevée lors de ce test – mené il est vrai tambour battant – était de 7 litres aux 100 km, selon l’ordinateur de bord. Officiellement et selon les cycles de mesures homologués, c’est 6,6 l/100 km. Malgré les progrès réalisés dans ce domaine, le V4 Granturismo reste assoiffé d’essence. Cela dit, le grand réservoir d’essence permet d’envisager de rouler sur plus de 400 km sans devoir refaire le plein.

Les testeurs peuvent certifier que leur passagère avait bien assez de place, avait de quoi se tenir de manière confortable, pouvait profiter elle aussi de la vue vers l’avant et que les valises ne la gênaient pas (elles sont placées plus en arrière que sur les autres Multistrada V4). La selle passager de la Rally est plus longue que celle de la V4 et de la V4S.
Côté pilote, c’est presque comme il n’y avait personne derrière. On peut prendre exactement les mêmes angles, aux mêmes vitesses.
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