La fin d’une aventure..,?
Publié : 19 nov. 2025 13:19
On peut toujours se bercer d’illusions, choyer ses rêves en sa mémoire mais on oublie l’essentiel.
Quand on construit ses rêves ce n’est jamais qu’un pudique voile que l’on jette sur une réalité blessante.
La réalité finit par dissoudre ces constructions et il ne reste qu’une montagne pelée plantée dans une plaine aride quand ce voile léger et fragile est balayé par des vents glacés.
D'ailleurs, pour évacuer tout ça, je me suis remis au vélo ces derniers temps, ça vide la tête. J'ai même fait une etude posturale velo chez Paris Salles, histoire de régler mes vieilles douleurs de dos. Eh bien c'est bluffant ce que quelques réglages changent sur les longues sorties.
On ne se méfie que des supposés dangers les plus évidents. L’orage qui déverse ses assauts de grêle et son humidité rongeante, son tonnerre assourdissant et ses foudres aveuglantes. Alors on se met à l’abri, on connaît ces dangers.
En revanche on ne se méfie jamais de celui où celle qui t’accompagne au quotidien. Que ce soit l’âme sœur ou le compagnon de marche. On part du principe que notre cause est acquise et partagée, que nous voyons les mêmes choses, ayant les mêmes buts et « travaillons » d’un effort semblable. Si ce n’est à l’unisson, c’est au moins en suite, en continuité.
Une illusion de plus. Un proverbe dit : « on est jamais trahi que par les siens ! ». Aujourd’hui la Liberté est mourante, l’Egalité n’a jamais atteint son uniformité et la Fraternité n’est restée qu’un vulgaire vœu gravé au fronton d’un temple abritant des hordes philistins corrompus.
Je me pensais loin de ces turpitudes mais hélas il n’en était rien.
La révélation s’est manifesté par une suite d’événements se rajoutant les uns aux autres pour finir par atteindre un point de rupture.
Tout a commencé un matin d’Avril ou cheminant vers mon labeur habituel je pris le premier obus en pleine poupe, alors que tranquillement en attente de continuer à avancer au milieu des cohortes automobiles.
Un Auguste sire m’a refait le « design » arrière de ma charrette à quatre roues en « oubliant » de lever le nez de son écran et des âneries foisonnant sur les réseaux qui n’ont de sociaux que le nom. Si on y rajoute une absence de pied sur le frein, ce fut « carton plein ».
Un constat pompeusement appelé « amiable » évita que je cède à mes instincts primaires et reptiliens. Étonnant ce que « l’éducation » peut produire quand elle est dispensée par des aînés qui ne me passèrent…rien !
Verdict : 4700 € de dommages matériels et une humeur de chien enragé mais « tenu en laisse » par le formatage ancestral de mes aïeux et autres respect des Lois. Bon mon assureur était « content » c’etait « full » pour l’autre énergumène. Trois semaines d’immobilisation pour ma carriole quand même…
Comme un « bonheur » ne vient jamais seul cela continua, dans la même semaine. Les conjonctions astrales font apparemment des merveilles pour celles et ceux qui accordent de l’importance à l’Astrologie.
Un appareil que j’ai appris à détester, le téléphone ! Il a servi à mon comptable pour achever de ruiner ce qui restait de ma patience. Ce brave « manipulateur » des chiffres me demanda quelques « éclaircissements » à propos de « différences » sur des chiffres à la musique dissonante entre les partitions fournies par votre serviteur et son binôme qui, tel un miroir, devrait présenter les mêmes « notes » sur les portées comptables….
Ben non, pas tout à fait. Ah….Quid ? Quomodo ? Quando ?
Je vais vous faire grâce des explorations chercheuses entre activités de l’un et de …l’autre mais ça ne correspondait pas alors que cela le devrait.
Toujours dans les mêmes 8 jours fatidiques je « découvre » un nouveau patient mais qu’on pourrait qualifier de « Soldat Inconnu ». Apparition, révélation car impossible à cacher car le « collègue » part en vacances et donc on ne peut pas « abandonner » un patient pendant une semaine.
On remet les explications à…plus tard. Bonne figure, sourire en « haut du mât » devant mon « nouveau » patient. Mais la cervelle en mode « bouilloire vaporisante ».
En résumé, dans la même semaine, véhicule rectifié par un abruti confondant conduite réelle et communication virtuelle. Mon « collègue » ( beaucoup de mal à utiliser encore ce vocable ), qui semble s’être créé une « chasse gardée » mais devenant impossible à cacher plus longtemps.
Et oui bonhomme, plus le mensonge dure plus ça devient « compliqué » ; très, à garder bien planqué .
Bref, je vous passe les détails. A la suite de quoi longue période de décantation. Et cette fois-ci la coupe étant largement plus que pleine décision fut prise d’envoyer « tout cela » se faire voir sur Jupiter, Neptune voire Pluton.
Conciliabule avec mon « limier comptable », un pote Juriste histoire de savoir : « And now Ladies and Gentlemen, what I can do ? »… Résultat, on s’embarquerai dans une passe d’armes juridiques qui serait incertaine et surtout encore plus usante….
Alors comme on dit dans la Marine quand on est à quai, poste de manœuvre achevé : Terminé Barre et Machines !
Sans m’en être aperçu j’avais largement dépassé l’âge minimum de départ à la retraite et donc :
« Hurry up Folks ! And go ahead ! »
Dossier rapidement monté et compte à rebours déclenché
Et voilà 11 années de « collaboration » avec un… ?…quidam, que je prenais pour un vertueux, une personne honnête et un collègue de confiance. Marrant comme j’ai pu rester candide quand même.
Bref, terminé tout ça. Le problème c’est que la retraite beaucoup en rêvent. Ouais, ben maintenant que j’y suis je peux te dire que il ne faut pas s’attendre à ce que cela soit Byzance.
C’est même tout le contraire.
Tout ralentit, tes revenus fondent et tu commence à « calculer » pour tout. Et bien évidemment la GROSSE QUESTION qui me taraude plus que tout le reste….vais-je pouvoir garder la Multi ???
Rien n’est moins sûr. Alors j’en suis là, à me demander si plutôt que de continuer à capeler le casque et les bottes je ne vais pas devoir « troquer » tout ça contre une théière et des Charentaises.
Faut dire que ça commence à faire beaucoup, vraiment beaucoup. Quand tu mets dans la « balance » les avantages et les « inconvénients ».
Augmentation des tarifs assurance, entretien, carburant, pièces détachées. Réseaux routiers ressemblant de plus en plus à une arène de la « Rome Antique » avec ses « gladiateurs » mais,en moins « romantique ».
Les représentants de la Bleusaille qui dressent des embuscades dans tous les coins et la Robotique qui les remplace la où ils ne sont pas.
Et alors tu te demandes si le « jeu » en vaut toujours la chandelle. Ben je ne pensais pas un jour le dire mais je pense que, en effet, « c’était bien, et ça l’est devenu beaucoup moins ».
Alors c’est peut-être la fin de l’aventure pour moi et les balades en moto seront à ranger au rayon « souvenir ».
Comme vous le voyez, fin de vie professionnelle triste et début de retraite plutôt morose.
Un conseil, un seul. En matière professionnelle, partez du principe que l’Agneau à côté de vous est en fait une « Hyène déguisée ». Vous aurez moins de déception quand comme pour un Iceberg, vous contemplerez « la masse » qui se cache sous la surface.
Vous dirai quand je saurai vraiment si « the show must go on » ou… « game over ».
Parole de Marin !
Quand on construit ses rêves ce n’est jamais qu’un pudique voile que l’on jette sur une réalité blessante.
La réalité finit par dissoudre ces constructions et il ne reste qu’une montagne pelée plantée dans une plaine aride quand ce voile léger et fragile est balayé par des vents glacés.
D'ailleurs, pour évacuer tout ça, je me suis remis au vélo ces derniers temps, ça vide la tête. J'ai même fait une etude posturale velo chez Paris Salles, histoire de régler mes vieilles douleurs de dos. Eh bien c'est bluffant ce que quelques réglages changent sur les longues sorties.
On ne se méfie que des supposés dangers les plus évidents. L’orage qui déverse ses assauts de grêle et son humidité rongeante, son tonnerre assourdissant et ses foudres aveuglantes. Alors on se met à l’abri, on connaît ces dangers.
En revanche on ne se méfie jamais de celui où celle qui t’accompagne au quotidien. Que ce soit l’âme sœur ou le compagnon de marche. On part du principe que notre cause est acquise et partagée, que nous voyons les mêmes choses, ayant les mêmes buts et « travaillons » d’un effort semblable. Si ce n’est à l’unisson, c’est au moins en suite, en continuité.
Une illusion de plus. Un proverbe dit : « on est jamais trahi que par les siens ! ». Aujourd’hui la Liberté est mourante, l’Egalité n’a jamais atteint son uniformité et la Fraternité n’est restée qu’un vulgaire vœu gravé au fronton d’un temple abritant des hordes philistins corrompus.
Je me pensais loin de ces turpitudes mais hélas il n’en était rien.
La révélation s’est manifesté par une suite d’événements se rajoutant les uns aux autres pour finir par atteindre un point de rupture.
Tout a commencé un matin d’Avril ou cheminant vers mon labeur habituel je pris le premier obus en pleine poupe, alors que tranquillement en attente de continuer à avancer au milieu des cohortes automobiles.
Un Auguste sire m’a refait le « design » arrière de ma charrette à quatre roues en « oubliant » de lever le nez de son écran et des âneries foisonnant sur les réseaux qui n’ont de sociaux que le nom. Si on y rajoute une absence de pied sur le frein, ce fut « carton plein ».
Un constat pompeusement appelé « amiable » évita que je cède à mes instincts primaires et reptiliens. Étonnant ce que « l’éducation » peut produire quand elle est dispensée par des aînés qui ne me passèrent…rien !
Verdict : 4700 € de dommages matériels et une humeur de chien enragé mais « tenu en laisse » par le formatage ancestral de mes aïeux et autres respect des Lois. Bon mon assureur était « content » c’etait « full » pour l’autre énergumène. Trois semaines d’immobilisation pour ma carriole quand même…
Comme un « bonheur » ne vient jamais seul cela continua, dans la même semaine. Les conjonctions astrales font apparemment des merveilles pour celles et ceux qui accordent de l’importance à l’Astrologie.
Un appareil que j’ai appris à détester, le téléphone ! Il a servi à mon comptable pour achever de ruiner ce qui restait de ma patience. Ce brave « manipulateur » des chiffres me demanda quelques « éclaircissements » à propos de « différences » sur des chiffres à la musique dissonante entre les partitions fournies par votre serviteur et son binôme qui, tel un miroir, devrait présenter les mêmes « notes » sur les portées comptables….
Ben non, pas tout à fait. Ah….Quid ? Quomodo ? Quando ?
Je vais vous faire grâce des explorations chercheuses entre activités de l’un et de …l’autre mais ça ne correspondait pas alors que cela le devrait.
Toujours dans les mêmes 8 jours fatidiques je « découvre » un nouveau patient mais qu’on pourrait qualifier de « Soldat Inconnu ». Apparition, révélation car impossible à cacher car le « collègue » part en vacances et donc on ne peut pas « abandonner » un patient pendant une semaine.
On remet les explications à…plus tard. Bonne figure, sourire en « haut du mât » devant mon « nouveau » patient. Mais la cervelle en mode « bouilloire vaporisante ».
En résumé, dans la même semaine, véhicule rectifié par un abruti confondant conduite réelle et communication virtuelle. Mon « collègue » ( beaucoup de mal à utiliser encore ce vocable ), qui semble s’être créé une « chasse gardée » mais devenant impossible à cacher plus longtemps.
Et oui bonhomme, plus le mensonge dure plus ça devient « compliqué » ; très, à garder bien planqué .
Bref, je vous passe les détails. A la suite de quoi longue période de décantation. Et cette fois-ci la coupe étant largement plus que pleine décision fut prise d’envoyer « tout cela » se faire voir sur Jupiter, Neptune voire Pluton.
Conciliabule avec mon « limier comptable », un pote Juriste histoire de savoir : « And now Ladies and Gentlemen, what I can do ? »… Résultat, on s’embarquerai dans une passe d’armes juridiques qui serait incertaine et surtout encore plus usante….
Alors comme on dit dans la Marine quand on est à quai, poste de manœuvre achevé : Terminé Barre et Machines !
Sans m’en être aperçu j’avais largement dépassé l’âge minimum de départ à la retraite et donc :
« Hurry up Folks ! And go ahead ! »
Dossier rapidement monté et compte à rebours déclenché
Et voilà 11 années de « collaboration » avec un… ?…quidam, que je prenais pour un vertueux, une personne honnête et un collègue de confiance. Marrant comme j’ai pu rester candide quand même.
Bref, terminé tout ça. Le problème c’est que la retraite beaucoup en rêvent. Ouais, ben maintenant que j’y suis je peux te dire que il ne faut pas s’attendre à ce que cela soit Byzance.
C’est même tout le contraire.
Tout ralentit, tes revenus fondent et tu commence à « calculer » pour tout. Et bien évidemment la GROSSE QUESTION qui me taraude plus que tout le reste….vais-je pouvoir garder la Multi ???
Rien n’est moins sûr. Alors j’en suis là, à me demander si plutôt que de continuer à capeler le casque et les bottes je ne vais pas devoir « troquer » tout ça contre une théière et des Charentaises.
Faut dire que ça commence à faire beaucoup, vraiment beaucoup. Quand tu mets dans la « balance » les avantages et les « inconvénients ».
Augmentation des tarifs assurance, entretien, carburant, pièces détachées. Réseaux routiers ressemblant de plus en plus à une arène de la « Rome Antique » avec ses « gladiateurs » mais,en moins « romantique ».
Les représentants de la Bleusaille qui dressent des embuscades dans tous les coins et la Robotique qui les remplace la où ils ne sont pas.
Et alors tu te demandes si le « jeu » en vaut toujours la chandelle. Ben je ne pensais pas un jour le dire mais je pense que, en effet, « c’était bien, et ça l’est devenu beaucoup moins ».
Alors c’est peut-être la fin de l’aventure pour moi et les balades en moto seront à ranger au rayon « souvenir ».
Comme vous le voyez, fin de vie professionnelle triste et début de retraite plutôt morose.
Un conseil, un seul. En matière professionnelle, partez du principe que l’Agneau à côté de vous est en fait une « Hyène déguisée ». Vous aurez moins de déception quand comme pour un Iceberg, vous contemplerez « la masse » qui se cache sous la surface.
Vous dirai quand je saurai vraiment si « the show must go on » ou… « game over ».
Parole de Marin !