Petite journée moto puisqu’il y a au programme seulement 110 km dont 90% de pistes. Nous étions basé à 1.800 m d’altitude, on attaque d’abord par quelques kilomètres sur le plateau avant de prendre un col qui monte à 2.900 m, pas loin du sommet on sera dans le brouillard et à peine 5 degrés. La haut le souffle est court, on a l’impression d’être monté à pieds. On redescend pour retrouver le soleil pour remonter sur un autre col à 3.000 m. La haut je veux garer la moto de manière à faire une belle photo. Et c’est la que je me retrouve avec les roues au sol mais où les jambes ne le touche plus parce qu’il y a un renfoncement, bref je perds l’équilibre et bardaf c’est l’embardée. Du coup pas de belle photo, juste l’amour propre froissé.
Le Maroc c’est quand même un pays sournois. Les décors sont somptueux, j’en prends plein les yeux, ils ne sont pas assez grand pour tout absorber, mon cerveau trop petit pour tout stocker, et donc je regarde les paysages et d’un coup la route elle est à ma gauche ou à ma droite et plus devant , la où elle était la dernière fois que je l’ai vue...
Du col on redescend vers des gorges avec une petite rivière à traverser. Cette fois ci je passe sans problème, je gare la moto et vais me placer pour filmer les suivants. Yannick arrive en haut de la descente avant la rivière, s’arrête pour allumer saw GoPro et .... se mets par terre. Du coup mon film tombe à l’eau.
Le repas de midi au milieu des gorges c’est tout bonnement grandiose. On admire les mini bus merco avec la cage sur le toit qui contient bagages et moutons

Le repas terminé, on repart pour la suite des gorges, à un moment donné il y a une petite montée puis au dessus ça redescend directement derrière un gros rocher, où je me retrouve nez à nez avec un mini bus et pas la place pour passer à côté. La descente est gravillonnée à souhait, le freinage est un poil délicat, heureusement pour moi qu’il a vite reculé

Pour rejoindre les gorges de Dades, on passe par un autre plateau de terre rouge d’abord avec par moment du sable (c’est rock&roll le sable quand on ne s’y attend pas) pour se terminer par de la petite pierraille.
A Boulman Dades, nous y resterons deux nuits, sur la route de l’hôtel on voit plus facilement des motards européens alors qu’on n’en a vu aucun sur les pistes, tous des lopettes



Rétrospectivement, cette journée était extraordinaire, les pistes étaient bien plus faciles que la veille, ça permet de se remettre en confiance après ma chute d’hier, les paysages sont à couper le souffle et les compagnons de route adorables.
Je réalise que j’ai une chance énorme de pouvoir faire un si beau voyage, si vous en avez la possibilité, n’hésitez surtout pas. Dépaysement assuré.
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