Ainsi le robinet à « gaz » vient de se fermer et du coup on réalise combien nous sommes dépendant de cette énergie. Ouais, ça c’est la cause première du « b..del » ambiant…Paraît-il !
Là-dessus viennent se greffer les angoisses du consommateur moyen, se demandant si il ne va pas se geler les quetsches et autres parties anatomiques, quand la bise sera venue. Pour faire bonne mesure réactionnelle, certains protestent de la difficulté soudaine de maintenir leur marge bénéficiaire et cela justifierait la hausse des prix…générale.
Ainsi on a vu les prix de « l’énergie » croître subitement et par répercussion, le coût de la « vie » en général.
Conséquence, ça râle, ça ronchonne, ça bougonne, voire ça hurle. Je peux comprendre, ayant vu moi-même le prix de mon « kilomètre roulé » grimper comme jamais auparavant. Est-ce pour autant que j’ai augmenté le prix de mes prestations ? Non…tout simplement parce que je ne peux pas. Dans ma partie, les prix sont fixés presque…Ad vitam aeternam par nos « autorités de tutelle », qui se foutent pas mal de la conjoncture et accessoirement de tes petites angoisses existentielles…autre sujet « épidermique » !
Par ailleurs, dans mon « monde de la santé » nous ne sommes pas tous obnubilés par nos honoraires, malgré une pratique essentiellement « médicale » consistant en des dépassements desdits honoraires ( nota : pratique autorisée (?) pour les médecins ( nota : dans le privé) pas pour les paramédicaux…Ben oui, nous ne sommes pas joueurs de même catégorie et nous n’avons pas les mêmes « amis » dans les Milieux Autorisés …
Bref, au quotidien tout le monde râle d’humeur et en autres lieux râle, vraiment, mais mortellement. Au sens premier de l’adverbe.
Alors on a vu l’alchimie réactionnelle se développer avec cette « inflation » qui a entraîné l’augmentation des prix et le mécontentement…général. C’est à ce moment que certains ; à tort ou à raison, ont pensé à donner une dimension revendicative à leurs « petits problèmes économiques » et on a entendu parler de…grèves ! Tiens, on a déjà vu ça pas vrai ?
Bingo Alberto !
Hey, soyons pas « nocs ! », on va pas fourguer à ces gueux nos stocks achetés à l’ancienne grille indiciaire de prix, mais on va augmenter tout ça à la cotation du jour au NYSE, NASDAQ, histoire de bien les NIKKEI, et on va se « les repeindre en platine ».
Moouais….Alberto et ses potes ne l’entendirent pas de cette oreille et commencèrent à empiler les pneus et autre barbecue à palettes pour quémander leur « part du gâteau » dopé au coulis inflationnaire…
Yek ! Yek ! Yek !….Ramuntcho le Raffineur Raffiné et ses potes, pourtant…pas très fins se mirent en grève et bloquèrent , de fait, raffinage, production et distribution des sacro-saintes vapeurs « essencières ».
Les « merdias, pardon, média
Dans la foulée, Jean Blé-Haut*, digne travailleur se fit soudain la réflexion que si l’essence venait à manquer, il ne pourrait plus mener la Belle au Pré et, en revenant de Nantes, ne pourrait plus courir le guilledou dans la Lande aux Mille Soupirs et ; accessoirement s’arrêter glaner quelques provisions de bouche ! Arrrgh ! Horreur ! Que faire ?
Mais rien de plus simple, on va vite aller quérir Jerricane, Bidons et autres Clepsydres afin d’en remplir à ras le précieux élixir d’hydrocarbures, sans omettre de faire pareille provision en son réservoir automobile.
Par crainte de pénurie notre brave Jean a lui-même provoqué ce qu’il redoutait. Pendant ce temps là, tout en haut d’une Tour de Verre à La Défense un auguste PDG regardait avec un sourire épanoui les courbes de vente qui crevaient le plafond des estimations. Well done ! Bien joué mon gars. Malgré la « ristourne » aimablement consentie, il n’y a pas eu de « perte de bénéfices »…c’est tout le contraire.
Et, ce que nous ne savions pas du tout c’est que la famille de Jean Blé-Haut* était ce que l’on appelle, pudiquement, une famille « nombreuse »….pénurie, peine, déveine et consorts… Et, pour couronner le tout, cette même famille a de nombreux « cousins » tels que Panurge avait ses moutons.
Nous y voilà enfin, au bout de la chaîne réactionnelle. Des files d’attente interminables aux « stations » des distributeurs de gaz et de « oil » et des « sens » dont ces derniers s’échauffant à mesure que les citernes s’asséchaient.
Personnellement cela a eu pour effet de bouleverser mes velléités de balade. La Belle allait rester au garage. Pas la moindre envie, au retour de balade, d’aller ronger mon frein pour quelques litres de précieux carburant au milieu de ces cohortes attentistes et angoissées par la « peur du manque ».
Mes derniers « gallons » seront affectés aux seuls déplacements professionnels et point-barre.
Perception des pantoufles et Zen-attitude en attendant que tous ces « nocs » s’étouffent dans leur « bêtise ».
Je n’ai jamais apprécié d’être « drivé » par le premier Panurge qui passe
Dans mon Utopie
L’un de ces « Panurge » qui nous prennent vraiment pour des « moutons à la noc » et que ; malheureusement beaucoup d’entre-nous s’évertuent à prouver qu’ils le sont vraiment.
Toujours dans mes rêves, je me demande ce qui se passerait si tous, vraiment tous, sur quelques jours ; vraiment pas longtemps, nous nous arrêtions, brutalement, de consommer. Dans mon rêve je verrais alors les sourires se faner aux cimes des Tours de Verre et quelques temps plus tard, ces mêmes sourires fleuriraient ; à nouveau sur toutes les lèvres de la famille à…Jean Blé-Haut*
Mais, comme je suis toujours un rêveur, je retourne vers les limbes de mon Utopie en pensant, plus que jamais….. What if….?
*Jean Blé-Haut : ce personnage est totalement fictif, c’est un nom que j’ai « inventé ». Aussi toute ressemblance avec une personne « réelle » portant ce nom est tout à fait fortuite et bien involontaire.
